Un peu d'histoire

Collonges les Premières semble dater de l'époque gallo-romaine. La villa romaine est établie à Pluviacus (Pluvet), il y a 1800 ans notre village s'appelle alors Colonicae, ce qui signifie : portion occupée par les colons romains. La superficie de Colonicae peut-être évaluée à 941 ha dont 400 ha de bois. Au moment des Invasions barbares, les Burgondes envahissent la région et un groupe de Burgondes reçoit le 1/3 de la colonie romaine dont Collonges et Premières (Prunivum en 869 et Prunières en 1696).

Au Moyen Age puis dans les temps modernes, Collonges sera propriété des sires de Mailly, des sires de Longeault, puis des Chartreux dont le suzerain est le duc de Bourgogne. En examinant une délibération écrite sur papier timbré aux armes royales (3 fleurs de lys) datée du 31 Mai 1753 on voit que Collonges fait partie de la généralité de Dijon, que certains habitants convoqués sur la place publique louent terres appartenant à la commune. La maire s'appelait "L'eschevin".

Lors de la Révolution, c'est le 28 janvier 1790 que les citoyens actifs, convoqués à la réquisition de François Dugied, eschevin en exercice, élisent leur premier maire, Jean Lebœuf. Collonges fait alors partie du district de Belle Défense (Saint-Jean-de-Losne). Le 1er novembre 1811, le sieur Bernard Mugnier, instituteur de son état, s'engage "pour une période de trois, six ou neuf années consécutives, à enseigner dans la commune à lire et écrire, ainsi qu'à chiffrer suivant le calcul décimal, à apprendre aux enfants les principes de la religion et la civilité et à assister monsieur le curé dans toutes les fonctions de son ministère, à chanter les grandes messes et vêpres les jours de dimanche et fêtes, au moyen de ce qui lui sera payé pour rétribution par chaque élève". Vaste programme. C'est en tout cas la preuve que, de longue date, le village s'est attaché à l'instruction de ses enfants.

Au début du XXe siècle, le village comptait une quinzaine de familles d'agriculteurs (elles ne sont plus que trois aujourd'hui) qui alimentaient une sucrerie très active. Un peu plus tard, une entreprise installait un chantier de créosotage pour le traitement des traverses de chemin de fer, chantier qui allait être repris en 1936 par la SNCF et employer de nombreux ouvriers. L'activité cessa en 1960 mais les familles cheminotes ne désertèrent point Collonges pour autant. Une usine de menuiseries industrielles, Roy, allait donner du travail à beaucoup et elle comptera plus de 300 employés dans les années 1975. Elle fermera ses portes en 1983 et ce n'est qu'au terme de deux ans d'occupation des locaux et de démarches des élus auprès du ministère de l'Industrie qu'un repreneur se présentait, "Criter". Depuis le site a connu de nouvelles évolutions et Collonges les Premières accueille aujourd'hui de nombreuses entreprises travaillant dans des domaines divers comme l'énergie, le bois, les services ou le bâtiment.

La population, qui dépassait tout juste les 300 habitants en 1975, a presque triplé aujourd'hui et s'est enrichie de familles venues de l'agglomération dijonnaise. La demande en logements locatifs ou en terrains à bâtir demeure forte. Il faut dire que Collonges les Premières dispose d'atouts non négligeables avec ses écoles primaire et élémentaire, sa garderie, son centre aéré, sa gare SNCF, l'autoroute A39 dont l'entrée est située à 3km et la proximité de villes comme Genlis, Auxonne et Dijon.

Village paisible, agréable à vivre et loin d'être isolé, Collonges les Premières est résolument tourné vers l'avenir.

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